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Dans le quartier d’Humanicité, les fenêtres ont parlé pour changer le regard sur le handicap [VdN]

 


Mercredi, le quartier d’Humanicité à Capinghem s’est paré de couleurs et de sourires. Pour cette nouvelle édition des « Fenêtres qui parlent », une déambulation festive a rassemblé habitants et résidents des structures de soins autour d’un projet artistique.

Il est 15 h 30 ce mercredi lorsque le cortège s’élance dans les rues d’Humanicité. Sous un soleil généreux, les rires et les chants accompagnent une foule hétéroclite. Ici, la mixité n’est pas un vain mot : habitants du quartier, soignants et personnes accompagnées dans les structures médicales ou paramédicales marchent côte à côte.

« Illuminer les visages »

Pour Kévin Vanbelle, coordinateur de l’événement à Capinghem, cette journée est une réussite totale. « C’est la troisième année « post-covid » que nous organisons cette fête et, une fois de plus, le beau temps est de la partie. Cette fête, c’est celle des habitants. Un des buts majeurs est d’insuffler un nouveau regard sur le handicap, avec une déambulation toute en mixité. »

Le succès de l’après-midi se lit sur les visages, mais aussi sur les façades. En amont, de nombreux ateliers ont permis de créer les œuvres exposées aux fenêtres. Point d’orgue de ce parcours artistique : la sculpture urbaine installée place Gandhi. Réalisée par le collectif Artimuse lors d’ateliers participatifs, elle témoigne de l’implication des résidents et des riverains dans la vie de leur quartier.

La sculpture urbaine, réalisée par le collectif « Artimuse » exposée place Gandhi.

La sculpture urbaine, réalisée par le collectif « Artimuse » exposée place Gandhi.

Si l’opération prend une dimension particulière à Humanicité, elle s’inscrit dans une tradition née en 2001 dans les quartiers lillois. L’idée de départ est simple : utiliser la fenêtre, cet espace entre l’intime et le public, pour exposer de l’art et provoquer la rencontre entre voisins.

Dans un quartier conçu autour du vivre-ensemble et de l’inclusion, l’opération permet de briser les murs des institutions pour que l’art et l’humain circulent librement. Au vu des chants et des mines réjouies de ce mercredi, le pari est, cette année encore, largement gagné.

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[La Voix du Nord, 9 avril 2026 – Par Daniel Gilleron]